AccueilActualitésActualités 2017Garlin. 9 avril (matin). Qualification de Jorge Isiegas.

Les arènes de Garlin accueillaient une nouvelle fois hier la devise de Pedraza de Yeltes pour une journée taurine se déroulant en deux parties avec en hors d’oeuvre une Fiesta Campera matinale qualificative pour l’après-midi, la novillada piquée vespérale représentant le temps fort de l’événement.

En matinée donc, deux novillos de la devise verte et blanche étaient proposés à deux jeunes toreros, tous deux anciens élèves de l’école taurine de Madrid, Jorge Isiegas et Carlos Ochoa, le premier étant passé en piquée en septembre 2015 et l’autre en juin 2016.

Par référence à l’ancienneté, Jorge Isiegas fut appelé à toréer en premier. Le Pedraza qu’il eut à affronter était un utrero  bizco de belle corpulence qui l’accrocha sans mal lors de la réception au capote, le torero n’ayant pas eu la possibilité d’anticiper la généflexion du bicho qui se remit d’aplomb dans la foulée et le surprit par une trajectoire de charge inattendue. Remis de sa voltereta, Isiegas repartit vaillamment au combat pour quelques véroniques autoritaires rématées par demie et revolera. Après deux piques entrecoupées d’un quite d’Ochoa par faroles et demie, bien poussée la seconde, Jorge Isiegas intervint lui aussi au quite par chicuelinas serrées un peu brouillonnes et revolera. Pas de second tiers et une faena ambidextre où le garçon courut bien la main et s’exposa sans tricher, compensant par son entraga des gestes quelquefois pas très aboutis. La longue faena vit le novillo baisser de ton au final. Après  une circulaire inversée complétée d’un double pecho, le novillero logea une entière contraire delantera au premier assaut. Belle résistance du Pedraza qui reçut une ovation à l’arrastre.

Avec Carlos Ochoa, on eut droit à une séquence de toreo plus académique, souvent plus vertical, avec des gestes plus aboutis et une technique, me semble-t-il, plus solide, mais un ensemble qui résulta de moindre transmission. Après quelques véroniques et une demie, le bicho fut mis en suerte pour une première ration de fer où il mit les reins, puis une seconde plus mesurée, l’animal affichant moins de forces que son frère de camada. Quite d’Isiegas par gaoneras et revolera entre les deux rencontres suivi d’un quite par saltilleras et demie d’Ochoa. Carlos débuta sa faena sur la corne droite par trois bonnes séries où il courut bien la main et s’étira au maximum, puis se fit un peu serrer sur le bord opposé par un novillo dont les forces déclinaient un peu et qui s’appuyait sur ce côté. Intelligemment le novillero sut lui donner la sortie en corrigeant la trajectoire avant de revenir à droite pour quelques séries templées, glissant une cambiada osée par ci ou une circulaire inversée par là. La longueur de la faena fit que l’utrero se dégonfla au final et partit en querencia d’où le garçon dut tenter de l’extraire pour le tuer. Medio-golletazo sans s’engager au premier assaut, bonne entière en rentrant droit au second, et deux descabellos pour envoyer l’animal au tapis.

Ne restait plus qu’à attendre le vote du public qui choisit finalement de qualifier Jorge Isiegas pour la tarde.

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