AccueilActualitésActualités 2015Bayonne : 5 septembre (matin). Excellente novillada du Lartet. Baptiste Cissé s’offre deux oreilles.

Capture d’écran 2015-09-06 à 12.08.10Trois à quatre cent aficionados, temps nuageux et frais, une heure quarante-cinq de spectacle.

Quatre novillos du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet), remarquablement présentés, très mobiles, piquants, agressifs et tous parfaitement toréables.

  • Adrien Salenc (moutarde et or), au premier, une entière, deux descabellos, avis, salut ; au troisième, un pinchazo, une entière, deux descabellos, avis, vuelta.
  • Baptiste Cissé (rouge et or), au deuxième, une demi-lame, une oreille ; au dernier, une entière, une oreille. Déclaré vainqueur de la finale des novilladas sans picadors de Bayonne.

Toujours un peu crispé mais souriant, Jérôme Bonnet alors qu’il montait les marches du club taurin de Bayonne où déjà son père, Paul, fêtait le succès de l’excellente novillada qu’ils avaient fourni pour la finale des novilladas sans picadors de Bayonne.

Quatre novillos très bien présentés, avec beaucoup de race et qui d’un bout à l’autre de la lidia ont gardé la tête dans la muleta.

Capture d’écran 2015-09-06 à 12.08.39Le premier un peu compliqué, surtout par sa mobilité et difficile à fixer, a totalement déstabilisé Adrien Salenc. Il n’a jamais pu se coordonner avec son adversaire et fut même très moyen pour poser les banderilles. En fait, il n’a jamais su canaliser la puissance de l’animal. Ce mauvais comportement va persister avec son dernier novillo. Il se rachètera tout de même avec une excellente série sur la main gauche, très lente et très templée.

Capture d’écran 2015-09-06 à 12.08.24En cette ouverture de feria, tout réussissait à Baptiste Cissé. Certes son premier Lartet était plus facile, mais à condition de trouver rapidement le sitio. A partir de là le jeune torero allait se faire plaisir sur les deux mains en donnant un répertoire très varié. Son jeu était surtout remarquable par la précision et la lenteur des passes. Dans sa mort, avec beaucoup de caste et tourné vers le centre, le novillo allait donner encore plus d’importance à cette faena. Il poursuivait dans ce style avec le dernier, redoutablement armé. Mais il ne se laissa pas impressionner et donna à rêver dans ses longs muletazos. Il fit beaucoup d’effet sur le public et le jury qui lui accorda pratiquement tous les prix qui étaient en jeu.

Mais si les deux novilleros furent parfait, on retiendra l’excellente novillada du Lartet, mobile et avec beaucoup de caste, parfois même du genio. Une nouvelle fois le sang Cebada Gago a parlé. Paul et Jérôme Bonnet ne pouvaient rêver une meilleure clôture sur les rives de l’Adour avec ces quatre novillos qui ont tous été applaudis à l’arrastre.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

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